GlobalBlock est un service impressionnant, à la hauteur de son positionnement tarifaire. La semaine dernière, nous avons appris que sa couverture s’étendait encore davantage, avec l’ajout des extensions nationales chinoise (.CN) et allemande (.DE) (GlobalBlock Adds World’s Largest ccTLDs in New Expansion, Instantly Increasing Coverage by More Than 10 Percent). Ces dernières pourraient bientôt être rejointes par l’ensemble des nouvelles extensions gérées par Amazon (Amazon joining GlobalBlock).
De nouvelles extensions étaient déjà ajoutées régulièrement, mais ce mouvement donne le sentiment d’un point de bascule. Cet article propose d’examiner si ce niveau de couverture inédit crée désormais une véritable valeur ajoutée pour les marques qui, jusqu’ici, n’avaient pas été convaincues.
Pour commencer, tentons de définir la valeur du service, qui comporte à la fois une dimension tangible et une dimension intangible.
Si une marque peut simplement retirer certains noms de domaine de son portefeuille défensif tout en ayant la certitude que personne d’autre ne pourra les enregistrer, les économies sont mesurables. Elles correspondent aux coûts de renouvellement évités. Toutefois, à l’exception des très grandes marques, ce seul raisonnement ne suffit généralement pas à justifier le coût de GlobalBlock.
Sur les 780 extensions actuellement couvertes, une stratégie défensive parfaitement raisonnable pourrait n’en inclure qu’une cinquantaine. Dans ce cas de figure, l’écart entre les économies réalisées et le coût du service se chiffre souvent en quelques milliers d’euros.
La marque se trouve donc face à une décision particulière : investir pour bloquer des extensions qu’elle avait déjà choisi de ne pas enregistrer. Autrement dit, il s’agit d’une opportunité de couvrir plus de 600 extensions supplémentaires, sans charge administrative significative et à un coût bien inférieur à celui qu’impliquerait l’enregistrement individuel de chaque nom de domaine.
Ni les fournisseurs du service, ni les entreprises qui y souscrivent ne peuvent se satisfaire pleinement de cette valeur difficile à cerner. Une meilleure adéquation entre la couverture proposée et les portefeuilles défensifs réellement constitués permettrait de rendre cette valeur plus concrète.
C’est précisément pourquoi les ajouts récents méritent attention. Les extensions .CN, .DE ainsi que celles proposées par Amazon (.BOT, .NOW, .FREE, .YOU) font souvent partie des stratégies défensives. Pourtant, le coût annuel de quelques noms de domaine dans chacune de ces extensions reste inférieur à 1 000 euros. Insuffisant pour combler l’écart évoqué précédemment.
La conclusion, peut-être frustrante, est que tout dépend du profil de la marque. Certaines, hésitantes, pourraient être convaincues par quelques centaines d’euros d’économies supplémentaires. D’autres, en revanche, attendent un retour quasi intégral sur investissement, et ces évolutions ne suffiront pas à les faire basculer.
Reste une question essentielle, qui dépasse le cadre strict de cet article : faut-il investir pour bloquer des noms de domaine qui ne faisaient même pas partie de la stratégie défensive initiale ?
Après deux années d’expérience avec ce service, IP Twins observe que certaines marques franchissent le pas et s’en félicitent. Deux situations reviennent plus fréquemment.
La première concerne les entreprises disposant d’une marque principale forte. Pour elles, il est plus réaliste de viser une couverture étendue sans explosion budgétaire. Là où une entreprise pharmaceutique pourrait devoir protéger des dizaines de marques, ces entreprises peuvent se concentrer sur un seul nom par extension. Elles auraient souvent envisagé ces enregistrements, sans pour autant les concrétiser. GlobalBlock leur permet alors d’étendre leur protection à moindre coût et sans complexité opérationnelle.
La seconde situation concerne les marques régulièrement confrontées à des fraudes en ligne. Il est impossible de savoir précisément quelles tentatives d’enregistrement ont été bloquées, ni si elles auraient donné lieu à des abus. En revanche, une comparaison des dépenses annuelles de lutte contre la fraude avant et après l’adoption de GlobalBlock révèle parfois des économies significatives, en particulier dans les secteurs les plus exposés.
Si une marque sous votre responsabilité avait jusqu’ici rejeté GlobalBlock sans hésitation, l’ajout de quelques extensions supplémentaires ne suffira pas à changer la donne. En revanche, pour celles qui hésitent encore, ou qui se reconnaissent dans les situations évoquées, le moment est peut-être venu de réévaluer le service.
Les équipes d’IP Twins se tiennent à votre disposition pour analyser les avantages et les limites du service au regard de votre portefeuille et vous accompagner dans une prise de décision éclairée.